Texte Libre

Bienvenue chez le Griffon !
Ici j'expose en amateur mes dessins, gribouillages, peintures numériques... j'aime partager ce que j'ai fait, et recevoir des critiques (sur les oeuvres en cours de réalisation).

Ah, et si vous prenez des dessins, montrez-les à vos parents, vos amis, vos voisins, MAIS ne vous les appropriez pas. Tout simplement. Ne les diffusez pas sur un site, ne les modifiez pas, ne changez pas leur nom, et ne prétendez pas en être l'auteur. Sinon, ça va grave aller mal pour vous.

Bonne visite !



Samedi 17 mai 2008
Mes doigts courent sur le clavier, les touches claquent sous la pression relâchée, elles sont dures et je dois appuyer, mais pas trop car elles sont sensibles et les lettres courent si vite. Le son net ressort du bruit ambiant, les machines qui ronronnent, énormes chats de plastique et de métal, dévoilant leurs entrailles monstrueuses pour certaines, les cachant pudiquement dans un écrin laqué pour d’autres. Les plateaux d’acier brossé ont ma préférence : mes mains gantées glissent si bien sur leur surface si lisse que j’ai l’impression d’être immatérielle, intemporelle dans ce monde fermé ; et pourtant, je ressens, je ressens si fort. Que j’aime ce corps qui me le permet…

mai08.

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Lundi 12 mai 2008
De deux choses l'une. Enfin, trois.

Tout d'abord, ouii le titre est nul, et non yaura pas de part two. Ou alors, ça s'appellera 'Les yeux', et c'est le cas de tous mes articles ^^

Ensuite, j'ai cédé à la mode *fashion victim* et installé une radio sur le blog (et le site, donc) du Griffon, merci msieur Kek pour ton code super facile à mettre en place =3 Cette radio contient essentiellement des OST (Original Soundtracks, des musiques de films, d'animés, et de jeux, surtout de jeux en ce qui me concerne =D) ; un peu de métal parce que Apocalytica ce sont des dieux et que jouer du violoncelle comme ça ça devrait être interdit ; et de la chanson française (j'ai pas dit 'variété', revenez !), Juliette et Brassens. Pour le moment =D

Vous pouvez trouver le lien dans le menu là-haut, mais le voilà quand même : Radio Griffon (comment je suis trop gentille, des fois)

Et enfin. Enfin, je me suis faite piffer. Non que je me soies fait des ennemis, mais voilà, quand on crie "moi moi moi" trop fort sur un blog, eh bien il arrive des choses. Je vais recevoir un cadeau fait des blanches mains (pleines de farine, pisque la dame est une coquillette, ou alors je n'ai rien compris) de Boo, et en échange, je propose la même chose sur mon blog. Pay It Forward, payer en avance, promettre trois cadeaux pour en recevoir un.
Voilà le deal =) Donc voilà, j'annonce officiellement que j'offrirai un cadeau, fait main bien sûr, aux trois premières personnes qui se présenteront dans les commentaires (vous pouvez beugler "moi moi moi" mais vous pouvez aussi faire des vraies phrases ^^), et qui feront la même chose sur leur blog. Oui, faut avoir un blog, c'est aussi une condition, histoire de pouvoir propager =)

Rappel des règles :

  • N’importe qui possédant un blog peut participer
  • Les trois premières personnes à laisser un commentaire recevront un cadeau fait-main par moi (pensez à mettre votre e-mail dans le formulaire)
  • Je vous enverrai votre cadeau dans les 365 prochains jours
  • En échange, vous devrez « payer à l’avance » en faisant la même promesse sur votre blog
(texte honteusement repompé chez Touwity)

Voilà voilà. Les cadeaux de ma part seront sûrement des bijoux - allez faire un tour dans la galerie, côté artisanat d'art - ou bien des dessins si vous êtes bijouphobe, mais ce pourrait être autre chose, allez savoir ce qui peut se passer en un an =3
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Mardi 29 avril 2008
Vivante. Je me sens vivante.
Le nez dans le ciel, les pieds martelant le sol, racines et sommités du monde, je cours. Pas un sprint, pas une course d'endurance, je ne cherche ni la vitesse ni la performance, juste un délicieux épuisement. Qui me fait me sentir vivante. Mes poumons se soulèvent rapidement, inspirent l'air piquant et froid du soir. Je ressens le sol, force opposée à ma poussée, d'abord les orteils, puis la plante, puis le talon, qui me propulse et me fait repartir. Je ressens l'air, force opposée au déplacement de mon corps, le vent en face, que j'aime cette résistance !
Il pleut un peu, juste une bruine, qui ravive et ravit mes sens, je ralentis pour la laisser couler sur mon visage, les yeux toujours rivés aux étoiles.
J'écarte les bras, je voudrais embrasser le monde.
Vivante.

avr08.
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Jeudi 24 avril 2008
Vu que je vais bientôt changer le design de mon portail (http://akaiken.free.fr), j'en profite pour vous montrer ce qui est (et sera bientôt 'était', donc *troublée*) en place pour l'instant : un charmant ange presque à oilp, 'firecaster' (ça sonne mieux que 'magicien du feu', quand même), entre le croquis et le travaillé grave loin dans le réalisme, quoi.

J'adore son visage ^^' notamment le nez, parce que d'habitude je suis dulle en dez, boi.



Ah, et puis si vous cliquez, ça emmène (pour l'instant, donc) sur deviantArt, parce que je vais peut-être tout chambouler mon site, phpWebGallery c'est vraiment très bien mais je commence à me sentir un peu, comment dire, 'pas chez moi', je voudrais me faire un site vraiment perso.
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Mercredi 23 avril 2008
Amélie de Grandchênaie était de ces familles nobles désargentées qui avaient su éviter la ruine en abandonnant les luxes superflus et en adoptant une vie relativement simple. La noblesse subsistait dans le nom et la mémoire, et l’on s’accommodait fort bien de cette jeune république. Agée de vingt ans, Amélie n’était pas encore mariée, sa famille cherchait un bon parti. Deux prétendants étaient en lice, et la courtisaient, éperdus de ses boucles brunes, de ses yeux vert céladon et de son sourire ingénu.
Louis Chastier était un grand gaillard aux courts cheveux blonds et dont les yeux noirs semblaient vous sonder par leur gravité, issu de la petite bourgeoisie, il avait vingt-deux ans et aucune envie de reprendre la banque familiale ; Etienne Vigoroux, brun de poil et d’iris, avait vingt-trois ans et travaillait chez un marchand de tissus renommé, les Grandchênaie penchaient secrètement pour lui, malgré sa roture. Tous deux, rivaux sans bêtise, s’estimaient mutuellement, et s’ils espéraient bien entendu être l’élu, ils savaient gré à l’autre de pouvoir être bon mari pour la jeune fille.
Or, Amélie aimait pareillement ces deux jeunes hommes, et ne pouvait se résoudre à choisir, à faire le bonheur de l’un et par là le malheur de l’autre. Sans malice, elle le leur dit, et ceux-ci redoublèrent d’attentions. Lors d’une promenade dans un parc où ils nourrirent de majestueux cygnes, Etienne lui offrit un camée d’agate rouge de charmante facture, aux détails rehaussés d’or, qu’elle portait au bout d’une chaînette d’or ; Louis lui fit présent pendant une visite à la galerie d’art Tuliard, qui proposait ce jour-là une exposition sur la lointaine Tahiti, d’un fin bracelet de perles à trois rangs. Elle portait les deux bijoux avec une semblable joie, et avait même déclaré en riant qu’elle perdrait l’homme si elle perdait l’ornement. Cette innocente remarque avait pourtant laissé des traces et semé l’amertume entre les deux soupirants.
Chacun se mit à inviter la jeune fille plus fréquemment, plus avidement. Le respect entre les deux hommes demeurait, mais non point la sereine compétition ; et l’idée même que l’autre pût avoir Amélie devint insupportable. Etienne tenta même de subtiliser le bracelet alors qu’il prenait, tout tremblant, le poignet de la candide rosière.
Un lumineux après-midi de printemps, Amélie se rendit à une fête de jardin d’une amie, dont les parents – qui déploraient de n’avoir un fils, et les Grandchênaie le déploraient tout autant – possédaient une immense propriété, une grande et riche demeure au milieu de prés bruissants, avec un petit bois ratissé chaque matin ; une rivière la traversait, enjambée par plusieurs ponts de bois peint et verni. Le pique-nique, petit luxe moderne prisé des jeunes, prenait place près de l’un d’eux.
Aucun des deux soupirants n’était présent, Chastier étant un ‘clampin ingrat’ et Vigoroux un ‘vulgaire négociant’ – les hôtes avaient réussi à conserver leurs œillères comme leur fortune.
Amélie, accoudée à la balustrade au ponceau, rêvassait, faisant tourner son ombrelle blanche, jouant avec le pendentif à son cou, lorsque la chaînette se brisa sans crier gare. Surprise par le poids soudain dans sa main – bien que le camée fût léger – elle la secoua, et vit la pierre tomber vers l’eau. Elle lança la main pour la rattraper, et ce mouvement brusque fit se dégager le bracelet de perles, qui vola à la suite du pendant. La jeune fille plongea en avant, mais les bijoux avaient disparu dans l’onde.
De ce jour, elle ne parla plus jamais. Le choc dû à la perte des présents si chers à son cœur la plongea dans un profond mutisme ; l’on fit venir de la capitale les plus grands médecins mais aucun ne put lui rendre la parole, et Amélie s’enfonçait de jour en jour dans l’atonie et la langueur maladive.
Un mois plus tard, les deux hommes, s’accusant chacun de la responsabilité de l’état catatonique de la jeune fille, se transperçaient l’un l’autre lors d’un duel.

avr08.
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